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John Saul

John Saul

John Ralston Saul est depuis plus de 20 ans intimement lié au P.E.N. Fervent défenseur de la liberté d'expression il fut élu en 1987 membre du conseil d'administration de PEN Canada, puis président du Centre de 1990 à 1992. Il est aussi membre un membre actif de PEN Québec.

Depuis 1999, il est président d'honneur de PEN Canada et en 2004, il a été l'un des principaux créateurs du Réseau des Écrivains en Exil d e PEN Canada ainsi que membre du Conseil des Écrivains et Experts de l'ICORN (le réseau international des villes de refuge). Il a été très actif dans l'appui accordé à divers Centres du PEN en défendant notamment de nombreux cas d'écrivains emprisonnés, plus récemment en Afghanistan, en Chine et en Iran.

Essayiste et romancier, John Ralston Saul a exercé une influence croissante sur la pensée politique et économique contemporaine au point d’avoir été qualifié de "prophète" par le magazine "Time" et son nom figure dans la liste des cent principaux leaders et visionnaires de la prestigieuse revue Utne Reader. Ses oeuvres ont été traduites dans plus de vingt langues dans trente pays, comme à Payot-Rivage en France et Boréal au Canada. Certains de ses livres ont été publiés d'abord en français quoique généralement ses travaux font l'objet d'une publication presque simultanée dans les deux langues anglaise et française. Sept de ses livres ont été publiés en espagnol.

En 2005, dans son livre Mort de la globalisation, il affirme que, qu'on le veuille ou non, la globalisation est déjà en train de s'effondrer et que si on n'agit pas rapidement, on fera face à une crise, ne disposant que de solutions d'urgence. Saul croit que loin d'être une force inévitable la globalisation est déjà en train de se morceler en fragments contradictoires et que les citoyens et citoyennes ont recommencé à affirmer leurs intérêts nationaux de manières soit positives soit destructrices. La crise a frappé en 2008, et une édition élargie de Mort de la globalisation sera publiée en 2009, pour traiter des implications de cette crise.

Dans son le plus récent, Mon pays métis: quelques vérités sur le Canada, John Saul poursuit son exploration de la psyché canadienne. En jetant une lumière originale et féconde sur notre histoire, il nous amène à remettre radicalement en question l’image que nous avons de nous-mêmes. Il défend dans ce nouvel essai l’idée que nous formons une société métisse, construite sur les principes amérindiens de paix, de justice et de bon gouvernement. Voilà ce qui constitue le cœur de notre pays, de la mythologie canadienne. Si nous arrivons à adopter un langage qui reflète notre histoire véritable, nous pourrions redécouvrir la force de traduire nos conceptions en actes, la force d’agir conformément à notre nature profonde.

Ses oeuvres lui ont valu de nombreuses récompenses nationales et internationales dont, récemment, la Grand Prix Manhae de Littérature accordée par le fondation Manhae de la Corée du Sud. Ses conférences "Massey", intitulées La civilisation inconsciente lui ont mérité le Prix littéraire du Gouverneur général, catégorie essais, en 1996, ainsi que le Prix Gordon Montador pour le meilleur ouvrage traitant des questions sociales. Son interprétation renouvelée de la nature du Canada, exprimée dans Réflexions d'un frère siamois (1997) a également reçu le Prix Gordon Montador et a été choisi par le magazine Maclean's parmi les dix meilleurs ouvrages de non-fiction du XXe siècle. Son roman Paradis Blues a gagné le prestigieux prix italien Premio Lettarario Internazionale. En mars 2010 il a gagné le Grand Prix Manhae de la Corée du Sud pour la littérature.

De tous ses livres, c'est la trilogie philosophique de Saul qui est la mieux connue: Les bâtards de Voltaire: La dictature de la raison en Occident; Le Compagnon du doute et La civilisation inconsciente. Il a par la suite publié une réflexion sur cette trilogie: Vers l'équilibre: six qualités du nouvel humanisme.

Il a publié cinq romans, dont Mort d'un général, un best-seller international d'abord publié en français, ainsi que la "Field trilogy", qui traite de la crise du pouvoir moderne et de ses confrontations avec l'individu. Cette trilogie inclut Baraka, ou la vie, la gloire et le destin d'Anthony Smith, L'ennemi du bien et Paradis Blues. Quant à De si bons Américains, publié en français d'abord, il s'agit d'un roman picaresque où l'auteur observe la vie des nouveaux riches modernes américains.

On connaît plus particulièrement Saul pour ses commentaires sur la nature de l'individualisme, de la citoyenneté et du bien public; le rôle de la liberté d'expression et de la liberté culturelle; les échecs d'une société guidée par le "managérisme" et la technocratie; la confusion entre le leadership et la gestion; la stratégie militaire, principalement dans les guerres irrégulières; et sa critique de l'argumentaire économique contemporain.

Il est directeur général du projet Penguin, "Extraordinary Canadians". La série est composé des matches inspirés entre les écrivains et leur sujets et qui offrent à une publique contemporaine des réinteprétations de la vie des Canadien(ne)s extraordinaires. La série va inclus: David Adams Richards sur Lord Beaverbrook, Joseph Boyden sur Louis Riel and Gabriel Dumont, Douglas Coupland sur Marshall McLuhan, Lewis de Soto sur Emily Carr, Margaret MacMillan sur Stephen Leacock, Nino Ricci sur Pierre Elliott Trudeau, et Jane Urquhart sur Lucy Maud Montgomery.

John Ralston Saul est co-président du l' Institut de la citoyenneté canadienne, qui a pour but d'amener les nouveaux citoyens au coeur des structures publiques sociales et politiques. Il est aussi fondateur et président honoraire de l'organisme Le Français pour l'Avenir / French for the future; un organisme qui fait la promotion du français auprès des élèves du niveau secondaire. Il est fondateur et président du conseil consultatif de la série de conférences LaFontaine-Baldwin, qui encourage le débat sur une approche égalitaire et inclusive de notre démocratie, et Président d'honneur de PLAN (un organisme d'avant-garde lié aux personnes qui souffrent d'un handicap) et d'Ingénieurs sans frontières. Compagnon de l'Ordre du Canada (1999) il est également Chevalier des Arts et des Lettres de France (1996). Treize doctorats honorifiques lui ont été remis par des institutions telles que l'Université McGill, l'Université d'Ottawa et l'Université pédagogique Herzen de Saint-Pétersbourg, en Russie. John Ralston Saul est né à Ottawa. Il a étudié à l'Université McGill et à l'Université de Londres, ou il a obtenu un doctorat en 1972.






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